La Bio monte en puissance : une alternative solide

À quelques semaines de la COP 21, la montée en puissance de la Bio est une très bonne nouvelle pour le climat. Basée sur la non‐utilisation de produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques et la rotation de cultures diversifiées, cette alternative contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

25 - adocom bio (2)

 

Les ventes assurées par les artisans‐commerçants concernent majoritairement le vin, les viandes, ainsi que le pain et la farine.
Hausse de la demande : une progression du marché bio prévue à +10% en 2015 vs 20141. Augmentation de l’offre : +8% de fermes bio au 1er semestre 2015 et +10% de terres bio attendues fin 2015 vs 2014. Réduction des émissions de gaz à effet de serre : une alternative solide qui contribue à lutter contre le changement climatique

 

25 - adocom bio (1)

 

Une offre française qui poursuit sa croissance

L'alternative que représente la Bio continue de gagner du terrain en France. Au cours des 6 premiers mois de l’année 2015, le nombre de fermes bio a augmenté de +8% vs 2014. D’ici la fin 2015, les surfaces bio devraient avoir augmenté de +10%, pour dépasser 1,25 million d’hectares. 4,6% du territoire agricole français serait ainsi cultivé en bio, contre 2% fin 2007. En 3e position dans l’Union européenne, la France réunit 10% des surfaces bio cultivées de l’Union européenne. Ce dynamisme permet aux consommateurs de disposer d’une offre bio très majoritairement française : 76% des produits bio consommés en France sont « made in France »(1).

Un marché qui confirme son orientation à la hausse

Après avoir augmenté de +10% en 2014 vs 2013 pour atteindre 5 milliards d’euros, le marché continue sa progression sur ce rythme soutenu en 2015. À la fin de l’année, il devrait avoir gagné +500 millions d’euros, pour atteindre les 5,5 milliards d’euros1. Les ventes bio progressent dans tous les circuits de distribution et, en restauration commerciale, la Bio a également de l’avenir puisque 78% de Français se disent intéressés par la Bio au restaurant (2).

Toujours plus de professionnels engagés en bio : +6% au total au 1er semestre 2015 par rapport au 31 décembre 2014

Au 30 juin 2015, la France comptait 41 767 opérateurs bio, +6% par rapport à la fin de l’année 2014. Un nombre qui a plus que doublé par rapport à 2007, où ils étaient 18 380. Fin juin, 28 621 fermes exerçaient leurs activités en bio, soit 6% des fermes françaises. Elles représentaient 68 000 emplois (3), soit 7% des emplois agricoles de France. D’ici la fin de l’année, on estime que 1,25 million d’ha de terres seront cultivés en bio, dont plus de 200 000 ha en conversion, soit, respectivement, +10% et +40% vs 2014, ce qui traduit le dynamisme de la Bio en France.

À l’aval de la filière, le développement est également observé puisque le territoire comptait 13 146 transformateurs, distributeurs, importateurs et exportateurs fin juin, soit +2% vs fin 2014. Ces entreprises de transformation et de distribution de produits bio représentent 30 000 emplois directs (2) en équivalent temps complet. Si l’on ajoute les 2 000 emplois directs (2) correspondant aux actions de contrôles, de conseils, de recherche et formation, de développement et de services administratifs, la Bio représente un total de 100 000 emplois directs en équivalent temps complet en France (2).

Des ventes bio à la hausse dans tous les circuits de distribution

Avec près de 9 Français sur 10 consommateurs de produits bio, dont 6 sur 10 au moins une fois par mois (4), la Bio est aujourd’hui ancrée dans les habitudes des Français, qui y consacrent de plus en plus de place dans leurs paniers. D’ici la fin de l’année 2015, le marché bio devrait ainsi gagner 500 millions d’euros, pour atteindre 5,5 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, tous les circuits de distribution enregistrent des ventes à la hausse (5). Particulièrement concernés par la progression, les magasins spécialisés enregistrent une augmentation moyenne de leurs ventes bio de l’ordre de +15% depuis le début de l’année. Du côté des grandes surfaces alimentaires (hors discount), les ventes de produits bio (à poids fixe) ont progressé de +7,4% par rapport au 1er semestre 20146. Les ventes directes du producteur au consommateur augmentent également et une nouvelle tendance se développe avec la création en commun de magasins de producteurs.

Depuis le début de l’année 2015, les ventes sont à la hausse dans tous les circuits de distribution

Le rythme de croissance est plus élevé en magasins spécialisés. Les réseaux de magasins spécialisés bio prennent de l’ampleur avec des ouvertures de magasins, des agrandissements et des rénovations. Depuis le début de l’année, l’augmentation moyenne des ventes de produits bio dans ces réseaux est de l’ordre de 15 %. En grandes surfaces alimentaires (hors discount), au cours du premier semestre 2015, les ventes de produits bio à poids fixe ont globalement progressé de 7,4 % par rapport au premier semestre 2014 (source : Panel IRI). Les ventes de ces produits en GSA représentent environ 30 % de l’ensemble du marché bio.
La progression a été variable d’une catégorie de produits à l’autre : +9,8 % pour les produits d’épicerie, +5,3 % pour les liquides (jus de fruits et légumes, boissons sans alcool, vins mousseux, champagnes et alcools), +5,8 % pour les produits frais en libre service.

La commercialisation en direct des producteurs aux consommateurs poursuit son développement dans tous les secteurs de produits avec une forte place du vin. Certains producteurs créent des magasins en commun.
Consommer bio fait évoluer les habitudes de consommation.

Suivant les catégories de produits, la place de chaque circuit de distribution est plus ou moins importante. Dans le secteur des fruits et légumes bio, les magasins spécialisés bio sont le premier circuit de distribution, devant les grandes surfaces alimentaires et la vente directe. En revanche, dans le secteur de la crémerie, la GSA est le premier circuit de distribution, devant les magasins spécialisés bio. La vente directe est spécialement développée dans les secteurs du vin, des fruits et légumes, devant la viande avec les caissettes et les fromages et autres produits laitiers.

 

1 Source : Estimations Agence BIO
2 Source : Agence BIO/CSA janvier 2015
3 UTA: Unité de Travail Annuel (UTA) correspond à l'équivalent d'un temps plein sur une année.
4 Source : Agence BIO / CSA janvier 2015
5 Source : Agence BIO /AND‐I ‐ 2015
6 Source : Panel IRI – à poids fixe

Auteur : Gérard SABY

Partager cet article sur
468 ad