Les mille folies de Papou, c’est 100% sur internet !

Il a deux pages Facebook, un blog, un compte Twitter, un compte instagramm, une page linkedin, une page pinterest et un site internet…

C’est l’histoire d’un ado qui ne se débrouille pas trop mal au collège mais qui n’a pas envie de faire beaucoup d’études ; du coup il pense à faire un apprentissage. Il se trouve un défaut qu’il revendique : la gourmandise ! Et il a envie de découvrir la pâtisserie. Après un stage découverte dans une « super entreprise », le choix est fait : Il sera pâtissier et rien d’autre !

 

Franck Valentin

 

La Tribune des Métiers : Franck, votre parcours est curieux et prometteur. Pourquoi ne pas faire comme 99,99% des autres ?

Franck Valentin : Reconnaissez qu’Internet occupe la terre entière, allumez juste la télé ou écoutez la radio ! Les infos, les jeux, la table, le jardinage, les vérités et contre vérités, et si vous n’êtes pas attentif à ce qui se trame autour de vous, vous risquez de rater la marche du train ! J’ai eu la chance de trouver un patron qui m'a transmis l’amour du métier, mais aussi l’envie d’avoir un jour mon entreprise pour faire partager mes gourmandises et mes envies au plus grand nombre. Mais voilà, je n’ai pas le sou. Je suis titulaire du CAP Pâtissier-glacier-chocolatier-confiseur, du BTM (Brevet Technique des Métiers) Pâtissier, et je prépare actuellement mon Brevet de Maîtrise. Mais j’ai une folle envie de travailler pour moi, tout de suite… Depuis la fin de mon apprentissage en 1998 (déjà, le temps passe vite !) le rêve était toujours présent, et aujourd’hui,  les Mille Folies de Papou sont nées. Avec très peu d’argent.

LATDM : Racontez-nous la genèse de cette aventure 100% internet.

FV : L’aventure a commencé en octobre 2013 ; j’étais alors auto-entrepreneur en activité secondaire. Je cumulais un emploi de pâtissier salarié dans une boulangerie-pâtisserie, et sur mon temps libre je travaillais au développement de mon projet. L’idée était de commencer à me faire connaître en réalisant des desserts uniquement sur commande, afin de me constituer un portefeuille client et un apport pour pouvoir investir dans une plus grosse structure. N’ayant pas de magasin, je me suis investi sur les réseaux sociaux: une page Facebook, un blog pour démarrer. Les commandes ont commencé à affluer, tout en restant sur le même créneau, c’est-à-dire des fabrications réalisées uniquement sur réservation. Aujourd’hui, je travaille donc sans stock, uniquement des produits réalisés à la demande. J’ai développé ma palette de possibilités et j’envisage même de proposer des desserts sans gluten, sans lactose et pour diabétiques. Je dois pour cela me rapprocher de certains organismes.

 

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LATDM : Aujourd’hui, ceci permet-il d’en vivre ?

FV : Au bout de deux ans, oui. Aujourd’hui, mon local étant  trop petit, j’opte pour un développement de structure. Je décide de poursuivre sur mon concept : uniquement des desserts sur commande, ma clientèle étant à 95% des particuliers. Je quitte donc le confort de l’auto entrepreneur et passe en EURL. J’ai investi dans le même temps dans un aménagement de surface et créé un local 4 fois plus grand que celui que j’avais auparavant. Toujours sans magasin, mais toujours plus présent sur les réseaux sociaux. Les commandes continuent d’affluer, et à présent les recommandations des clients eux-mêmes me permettent de me développer.

La gourmandise est devenue passion, la passion un art de vivre…

LATDM : Si je suis un lecteur de LA TRIBUNE DES METIERS et que je veux découvrir votre histoire et vos produits, que me conseillez-vous de faire à partir de mon téléphone portable ou mon ordinateur ?

FV : C’est simple ! Invitez vos lecteurs à découvrir mon univers de gourmandises via le site internet « millefoliedepapou.com », invitez-les aussi à consulter ma page Facebook sur facebook.com/lesmillesfoliesdepapou et si vos lecteurs désirent m’envoyer un mail, le voici : millefoliedepapou [at] gmail.com Je répondrai à chacun d’eux.

 

http://www.millefoliedepapou.com

Auteur : Gérard SABY

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