Edito numéro 27 : “Ne pas confondre dynamiser et dynamiter !”

Implosion, explosion, nul ne sait dans quoi nous sommes embarqués mais il n’en demeure pas moins que nos repères en matière de politique disparaissent. Vous ne trouvez pas ? Ca coince ! Connaissez-vous une seule personne de gauche satisfaite ? Mais la jeune génération veut-elle choisir un camp ? Nous venons à peine de commencer 2016 que déjà, les armes au travers des « mots qui tuent » fleurissent à la vitesse du temps qui passe. Mais 2017, c’est très loin pour celui qui souffre… Où se trouve le mal ? Le mal est moins dans l’homme que dans la politique. Toute société à besoin d’un chef qui a une vision pour son pays et l’envergure de la mettre en œuvre. Il faut se recentrer sur les fondamentaux : tout mettre en œuvre pour que les entreprises puissent produire, vendre, facturer et l’état pourra ainsi s’y retrouver. Certains penseront qu’il faut arrêter la fuite en avant, toujours produire plus, toujours produire plus ! Il faut produire de manière différente, comme il faut se nourrir de manière différente. Il faut prendre soin des riches comme des pauvres. Il est inacceptable pour un homme politique de dire qu’il n’aime pas les riches, comme il est inacceptable de ne pas accueillir ceux qui souffrent. L’exil d’une personne fortunée est aussi dramatique pour un pays que l’exil d’une famille fuyant son pays à cause d’un conflit. Il ne s’agit pas là de comparer. Tout simplement de comprendre que nous avons besoin de tous. Ne pas se mentir. La révolution numérique bouscule aussi nos comportements. Elle brouille les frontières de l’activité et stimule la production gratuite. La vigilance s’impose. Nous devons apprendre à saisir le réel. Nos hommes politiques doivent regarder loin, très loin. Il ne faut pas privilégier « les vieux » qui votent face aux jeunes qui s’abstiennent, mais s’interroger sur les motivations de certains jeunes à s’extraire du débat politique. Le jour où ces derniers prendront la décision de faire « leur révolution », de nouvelles cartes seront distribuées. Ils ont une arme extraordinaire : ils sont jeunes, ils sont intelligents, ils aimeraient vivre mieux, ils maîtrisent internet, ils sont courageux.

 

Votre salon mondial de la boulangerie pâtisserie vient de fermer ses portes. Là encore, certains ont tiré leur épingle du jeu, ceux qui, en général, sont de véritables observateurs avec une certaine idée de l’évolution de la profession. Observation des mentalités, de l’évolution technique, et bien entendu de l’évolution informatique avec de nombreux stands orientés sur la gestion de la production, de la caisse et des relations clients par internet. Un investissement qui génère des moyens de production n’est pas inquiétant en soi. Les banques soutiennent- elles les projets d’investissements ? Nous le verrons au cours de ce premier semestre.

Trois évènements phares ont retenu mon attention. La Coupe du Monde de la Boulangerie, le Mondial des Arts Sucrés et la seconde édition de la Coupe de France des Ecoles. Je serai toujours attentif aux performances de ces jeunes compétiteurs des écoles et centres de formations. Il ne faut pas oublier un instant qu’ils seront demain les ambassadeurs d’une profession qui est en pleine mutation. Ils devront porter haut les couleurs d’un véritable métier  enrichissant au propre comme au figuré… Jeunes femmes, jeunes hommes, continuez de nous faire rêver par vos créations et votre audace. LA TRIBUNE DES METIERS réservera toujours des colonnes à vos créations.

 

Rendez-vous sur notre site internet abc-pro.fr et/ou latribunedesmetiers.fr

A bientôt

Gérard SABY

Auteur : Gérard SABY

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