Vincent Trottin, meunier car la passion a ses raisons…

La démarche des Moulins de Vittefleur est, depuis des siècles, de tout mettre en œuvre pour proposer aux artisans boulangers des farines de qualité. Construit en 1798, ce moulin des temps modernes fut le premier du département à s’électrifier, puis le premier à disposer d’un transporteur pneumatique de produits. Aujourd’hui, une vague de travaux de modernisation est engagée afin optimiser ses performances. Sous la direction de Vincent Trottin, il s’autorise d’être le moulin entre les mains d’un des plus jeunes meuniers de France… Qui dit mieux ?

Depuis un peu plus de six ans, Vincent Trottin et son équipe sont aux commandes des Moulins de Vittefleur avec cette farouche volonté d’entériner leur position de meunier régional. Vincent est issu d’une longue lignée de meuniers (6 générations) et a été formé à l’école de la meunerie, mais également auprès de son père et de son grand-père au moulin familial d’Yvré l’Evêque dans la Sarthe (minoterie Trottin, Moulin des Noyers). Il ne s’agit pas là de refaire l’histoire, mais une bonne plante est souvent issue d’une bonne racine. Il était facile de deviner « l’esprit famille » qui régnait sur le stand « Minoterie Trottin » sur le salon EUROPAIN il y a quelques jours. L’artisan boulanger se reconnaît dans cette ambiance.

La modernisation des équipements est le dénominateur commun de la marche en avant du moulin. C’est sous la direction de Vincent Trottin et de toute l’équipe qu’est aujourd’hui l’avenir de cette petite structure, née de la révolution française. Vincent travaille avec sa mère. Georges Trottin, son père, est aux commandes du Moulin des Noyers. La minoterie de Vittefleur se démarque régulièrement de la concurrence par ses farines claquées sur meule, ses farines biologiques, démarche de traçabilité à laquelle elle est attachée, une nouvelle marque « Fleur de Grigne », « Grign’ette », « Grign’lin » et le célèbre « Pain Normand », et enfin grâce à sa participation aux salons locaux et régionaux. C’est en 2014 que Vincent a intégré la démarche « bleu blanc cœur ». Aujourd’hui, il dynamise une région où les liens du meunier et de l’artisan sont placés sous le sceau d’une confiance réciproque.

Un moulin, une région…

Implanté entre Le Havre et Dieppe, le moulin de Vittefleur livre à ce jour sur une grande partie de la région de Normandie et certaines boulangeries du bassin parisien. Il doit aussi sa réputation à ce produit formidable, jouissant d’une excellente côte d’amour : la Grign’ette. Les artisans boulangers fidèles à la minoterie sont fiers de travailler des farines issues en grande partie des terres généreuses de leurs régions. Les camions sillonnent les départements limitrophes et l’équipe commerciale se charge d’entretenir ce lien fondamental qu’est la notion de service. L’artisan dispose d’une possibilité de livraison hebdomadaire et ceci du lundi au vendredi. Le stockage est ainsi facilité et la proximité d’un moulin de qualité permet une gestion de la farine plus directe pour les artisans boulangers. En livrant des sacs de 25 kilos ou du vrac, la flotte des véhicules de la minoterie répond toujours favorablement. Le moulin aide à l’installation ou à tout projet de développement. Pour cela, Vincent Trottin et toute son équipe se mobilisent pour être de véritables partenaires de la réussite de leurs clients artisans. L’artisan boulanger peut également demander l’assistance d’un démonstrateur, toujours là pour renforcer ce lien « Meunier–Artisan-boulanger-Consommateur ». La minoterie a créé son site Internet et a renouvelé son marketing : nouvelle sacherie, enseigne, stop trottoir… Pour obtenir de plus amples informations, LA TRIBUNE DES MÉTIERS invite ses lecteurs à surfer sur le site internet.

http://www.lesmoulinsdevittef.wix.com/vittefleur

Auteur : Gérard SABY

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